jeudi 11 février 2016

Atelier #8 - Le danseur : entre interprète, auteur et archive vivante...

Le Sacre du printemps :
une reconstitution de Dominique Brun
Crédit photo : Martin Agyroglo
Depuis le milieu des années 1990, les danseurs sont reconnus  comme co-créateurs dans la plupart des œuvres chorégraphiques. L’objet de l'atelier consistera à discuter des statuts et fonctions pluriels qui sous-tendent le métier de danseur. Par exemple, qu’est-ce que véhicule la notion d’«interprète» régulièrement attachée à la fonction du danseur ? Est-ce une valeur ajoutée ? Qu’est-ce que cette notion implique au niveau sémantique comme au niveau historique ? Il s’agira de questionner ces trois notions – interprète, auteur, archive – autour desquelles s’articule le métier de danseur.  

Atelier proposé par Katya Montaignac en dialogue avec Enora Rivière : lundi 15 février de 18h à 21h
(Possibilité d'assister à des séances à la carte)
Rendez-vous au Département de danse de l'UQAM, 840, rue Cherrier, local K-3105 (métro Sherbrooke - Montréal)
Apportez votre tasse ! :-)

Enora Rivière
Enora Rivière mène conjointement une activité de danseuse et de chercheuse en danse. Elle suit l’enseignement du CNR de Tours, puis la formation ex.e.r.ce en 2002 et mène parallèlement ses études au sein du département danse de l’Université Pris 8 où elle obtient un DEA. Elle travaille avec les chorégraphes Mathilde Monnier, Gilles Jobin, Olivier Dubois, Dominique Brun, Frédéric Schranckenmuller, Mickaël Phelippeau, Maud Lepladec, Séverine Rième, François Chaignaud, Cécillia Bengolea, David Wampach et Gaël Sesboué, Olga de Soto, Aurélien Richard, ou encore Pierre Rigal. Mais aussi avec la plasticienne Marie Reinert, les photographes Bill Durgin et Ludovic Le Couster. Elle poursuit son expérience de danseuse contemporaine tout en mettant en œuvre la réalisation d’un projet de recherche et d’écriture sur la question du discours du danseur sur sa propre pratique. Pour cela, elle obtient en 2006 l’aide aux écritures chorégraphiques, en 2007 la Villa Médicis Hors les murs et part à Rio, au Brésil. À partir d’entretiens menés en studio avec des danseurs interprètes de formation, de culture  et d’âge différents elle publie en 2013 un livre intitulé ob.scène récit fictif  d’une vie de danseur.

Qu’est-ce qu’une vie de danseur ? Peut-on la raconter ?
À travers ce texte rédigé à la première personne, la parole singulière du danseur devient voix collective avec ses contradictions. Des histoires de corps et de vie, où l’on parle de ce que l’on croit savoir de la danse, de ce que l’on en espère ou en a espéré, de ce que cela signifie passer sa vie à danser... Un questionnement sur le désir de danser et ses désillusions, à travers différents sujets comme le rituel du salut, la représentation, l'engagement dans une "compagnie", la « vocation » ou encore la délicate question du droit d'auteur en danse…


À lire : une entrevue avec Enora Rivière dans Inferno 

Lire aussi : Cogitations sur le travail du danseur par Brice Noeser

+ Quelques paroles de danseurs...

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